A pied dans le corridor du Wakhan

7

janvier 11, 2017 par leussestucru

Wakhan Valley

 

Notre longue traversée de la frontière kirghizo-tadjike nous avait laissé comme un gout de bout du monde, et ce n’est pas la ville de Murghab qui va faire passer cette impression.

Murghab est située tout pile au milieu de rien. Mais quand je dis rien c’est rien du tout ! C’est probablement la ville la plus perdue, j’ai même envie de dire oubliée, qu’on ait eu la chance de voir.

Murghab
Murghab la désertique !

Le premier village est à deux ou trois heures de piste et la première ville est à, grosso modo, approximativement, plus ou moins, 6 ou 10h de voiture. (Ou 30, c’est qu’on devient frileux sur le timing maintenant)

Ce n’est peut être pas la ville la plus belle d’Asie centrale, ni la plus grande, encore moins la plus animée, ce n’est d’ailleurs pas vraiment une ville non plus, mais marcher sur la rue principale poussièreuse dans cette ambiance de fin du monde a quelque chose de captivant.

Murghab

Captivant pour nous qui ne faisons que passer, mais on ne peut s’empêcher de se demander comment des tadjiks survivent ici, coupés du monde et oubliés de tous.

Ici pas d’élevages, et encore moins de cultures, rien ne pousse dans ce mélange de roches et de poussières.

Au marché on trouve quelques fruits et légumes à des prix exorbitants (qui, si vous avez lu le dernier article, étaient pour la plupart avec nous dans la voiture pour traverser la frontière), des barres de céréales périmées et… puis c’est tout.

Murghab

L’hiver ne doit pas être très fun par ici. Surtout qu’on est quand même à 3618m d’altitude ne l’oublions pas !

Mais pour le moment, nous on est bien content de passer quelques jours ici à ne rien faire en particulier en se laissant bercer par le rythme des habitants de la ville. Rythme d’autant plus calme depuis que la route principale du pays s’est transformée en lac empêchant toute circulation sur la Pamir Highway.

On flâne donc au bazar à moitié vide où les magasins sont un mélange de yourtes, de containers et de roulottes.

Murghab
On est loin de l’animation des marchés chinois !

On regarde avec étonnement les carcasses de voitures qui traînent un peu partout, au milieu des routes, dans le marché ou sur les toits des maisons.

On mange dans un des rares restaurants du bazar avec quelques locaux sympathiques qui semblent ravis de passer le temps avec deux étrangers qui baragouinent un semblant de russe.

On traine sur les canaps de la guesthouse de monsieur Tulfabeck à parler voyage avec les autres touristes de passage…

Bref, notre stop à Murghab s’avère étonnamment ressourçant et c’est donc plein d’entrain que l’on retente le stop pour sortir de la ville.

Petite minute géographie : Pour relier Murghab à Khorog, prochaine ville du pays sur le chemin de la capitale, deux itinéraires sont possibles :

1/ La fameuse Pamir Highway, piste au nom mythique qui n’a d’autoroute que le nom.

2/ Emprunter un bout de la Pamir Highway avant de bifurquer sur le corridor du Wakhan (A prononcer ouahrrane comme un vrai tadjik !).

Pamir Highway
Sur la Pamir Highway
Corridor du Wakhan
La route pour aller au corridor du Wakhan ! Voyez la différence ?

Bon pas la peine de mettre de suspens, on vous avait déjà spolié en vous disant que les glissements de terrains bloquaient toute circulation sur la Pamir highway. On passera donc par la Wakhan vallée !

Pamir Highway
Au moins c’est difficile de se planter de route pour partir, y en a qu’une.

En trois heures de stop, pas une voiture ne passe. Tiens, ça rappel des souvenirs ! Pas de camion, de taxi ou même un quelconque tuktuk, charrette, brouette, âne, caravane de yak ou soucoupe volante… Personne ne sort de cette ville… et pour cause, la région est complètement bloquée par cette histoire de glissements de terrains et dans le doute personne n’a envie de se lancer sur la route !

A l’auberge, un couple koréo-italien cherche aussi à aller dans direction du coup on s’évite cette fois les 4 jours d’attente en cherchant directement un taxi à partager avec eux ! Et hop, à peine 3 heures plus tard, on est en voiture sur la Pamir highway !


De Murghab à Langar

Cette route est tout simplement hallucinante ! C’était, avant ce voyage, impossible pour moi d’imaginer des routes passant dans des endroits comme ça. Il n’y a absolument rien du tout.

Pamir Highway
YYyypiiiiiiiiiie ! C’est parti !!!!

La nature à l’état brut. Vierge. Personne. Néant. La lune. Et bon sang que c’est beau ! (vous allez devoir nous croire sur paroles, l’ « autoroute » en question est une longue succession de nids de poule, on en a pris plein les yeux, mais difficile de sortir une photo nette :) ).

Pamir Highway
Juste rien

Un carrefour finit par surgit au milieu de nulle part. Le genre de carrefour où tu passes d’abord deux fois devant sans le voir avant de revenir pour la troisième fois et t’engager dessus sans trop y croire. Mais le chauffeur a l’air sur de lui, on quitte donc la Pamir Highway pour une autre piste qui serpente entre la rocaille vers le sud du pays.

Corridor du Wakhan
Joie et bonheur :D
Corridor du Wakhan
Une route comme on les aime :) !

Quelques nids de poules plus tard, la route arrive droit sur une frontière. L’Afghanistan est là, à deux pas, mais ce sera pour un autre voyage, aujourd’hui on tourne à gauche et on ne fait que longer la frontière.

Corridor du Wakhan
L’Afghanistan au bout de la route

Pour les 450 prochains kilomètres et 10 prochains jours, cette frontière deviendra notre quotidien et l’on s’en éloignera rarement de plus de 50 mètres, mais pour le moment l’heure est à la découverte et on ouvre de grands yeux sur ce pays que l’on ne connait que de nom.

Corridor du Wakhan

Toujours rien...

Même si les cailloux sont toujours en nombre, on commence à voir deux trois courts d’eau et même de l’herbe par endroit. L’extase arrive à son paroxysme quand on aperçoit un troupeau de vache :) .

Corridor du Wakhan
Des vaaaches!

On rejoint finalement la rivière qui a formé la vallée et sert de séparation aux deux pays et on termine ce voyage en beauté en arrivant au-dessus du village au doux nom de Langar, oasis au milieu de la vallée du Wakhan.

C’est peut être bien le fait de n’avoir vu que des cailloux depuis plusieurs jours qui nous fait nous extasier devant cette rivière mais à ce moment, on s’accorde sur le fait que c’est un des plus beaux paysage que l’on ait vu. On commence à comprendre pourquoi Laurent surnomme ce pays le « Kiffistan ». Ah ca oui, on kiffe !!

Corridor du Wakhan
Arrivée sur Langar et le Corridor du Wakhan

Le corridor du Wakhan et la rivière Piandj

Entendu dans le coin : « Le Tadjikistan est le Tibet sans le gouvernement chinois et le Népal sans les touristes. »

Difficile de juger, on ne connait ni le Tibet, ni le Népal, mais pour sur, c’est sacrement beau par ici ! On a presque envie de dire que c’est un petit coin de paradis, mais la réalité nous rattrape et nous empêche de vous dire ça.

Parce que si c’est un coin oublié des touristes, il l’est également du gouvernement tadjik qui laisse ses habitants livrés à eux même dans ce territoire trop éloigné de la capitale.

La région abriterait le plus haut taux de malnutrition de l’Asie : d’après une étude établie par l’Institut international de recherches sur les politiques alimentaires (IFPRI), près de 33% de la population tadjike vit aujourd’hui dans l’insécurité alimentaire, et il y a fort à parier que ce chiffre est bien plus élevé dans la Wakhan vallée.

Corridor du Wakhan
Un des rares troupeaux aperçu dans le coin. (l’est beau le fond de scène nan?)

Il faut dire que la terre est hostile dans le coin. Toujours selon la même étude, seules 7% des terres du pays sont cultivables. Ajoutez à cela un été des routes catastrophique qui limite considérablement les ravitaillements… et le magnifique paysage en prend un sacré coup.

Corridor du Wakhan
Des cailloux parmi d’autres cailloux

Après une nuit à Langar, on ne se résout pas à prendre un taxi une nouvelle fois, la route est trop belle pour être parcourue si vite, la carte semble ponctuée de petits villages dans lesquelles on devrait pouvoir se ravitailler et en longeant une rivière on ne devrait ni se perdre, ni manquer d’eau. Du coup…

Banco, on continue à pied !

Corridor du Wakhan

Un joli village du joli nom de Zong

Cette décision nous fait entrer dans un autre monde pour les jours qui suivent…

On longe la rivière tout doucement, pas à pas, entourés par des montagnes qui culminent pour certaines à plus de 6000 mètres, sur les traces des caravanes de soies, parfois à moins de 5 mètres de l’Afghanistan et de ses chameaux.

Corridor du Wakhan
Saurez vous trouver les deux afghans sur la photo ?

Sur la rive gauche comme la rive droite les ruines d’anciennes forteresses rythment notre marche et on s’éloigne parfois de la piste pour prendre un peu d’altitude et jouer au milieu des vieilles pierres.

Corridor du Wakhan
De vieilles pierres, des vues imprenables ! Que du bonheur !

Corridor du Wakhan

On reste longtemps bloqués devant la vue depuis la forteresse d’Abrashim. D’ici ce n’est plus l’Afghanistan que l’on voit, mais bien le Pakistan et ses montagnes grandioses.

Corridor du Wakhan
Une ouverture sur le Pakistan

A chaque nouveau pas, « c’est ouf » sont les seuls mots qui nous viennent à l’esprit, on transforme donc un peu l’expression de Laurent et le pays devient pour nous le Ouffistan ! Un kiff de ouf si on veut combiner les deux, un endroit juste incroyable si on préfère parler francais :)

Corridor du Wakhan

Aller, assez parlé des paysages ! Ça fait un bail qu’on n’a pas parlé bouffe !

Si vous avez suivi, il n’y a pas grand-chose à manger dans le coin… Et on se rend petit à petit compte que l’on a fait une erreur en comptant se ravitailler sur la route…

Corridor du Wakhan

Il y a bien des villages sur notre chemin mais les épiceries y sont parfaitement vides… ou presque. On finit par trouver une étagère avec un vieux snickers et une boite de lait concentré périmée. Voilà notre menu des prochains jours ! (ah on peut vous le dire qu’on l’a savouré ce lait concentré !)

En accompagnement, beaucoup, beaucoup, de pain !

Étonnant à première vue, mais dès que l’on croise quelqu’un il se débrouille pour réapparaître devant nous 5 minutes plus tard et nous offrir du pain. On comprend que la seule culture qui pousse ici est le blé et que la farine abonde dans la région. Les familles voulant, mais n’ayant pas de quoi nous inviter à dîner mais souhaitant tout de même faire honneur à la tradition d’accueil et d’hospitalité du pays, nous inondent donc de pain.

Corridor du Wakhan
Quand un pamiri veux  poser fièrement avec ses fils (qui n’en ont pas envie) et son pain :)

Le problème ? Le refuser est complètement impossible (on a au départ essayé d’insister mais on a compris que c’est bien mal poli et qu’on les blesse en disant non) et on se retrouve rapidement les sacs et les poches bourrés de pain.

Un soir, on plante la tente à l’orée d’un village. On cherche quelqu’un qui pourrait nous remplir nos gourdes d’eau, on trouve un sympathique monsieur qui ne nous laisse évidemment pas partir sans un peu de pain. Le problème ? (bis) Il semblerait qu’il ait passé le mot dans tout le village!

La soirée commence et les habitants s’enchaînent pour nous donner un pain maison ! Et on a beau leur montrer notre joli tas de pain, ils tiennent tous absolument à ajouter le leur. On n’en finit pas de les remercier et on s’endort touchés par cette extrême hospitalité.

Le lendemain on reprend la marche, le sac alourdit par les bouts de pain qui dépassent de partout. On a beau essayer de voyager léger, ce n’est pas toujours facile ;)

Corridor du Wakhan
L’Afghanistan !

Au programme de la journée : de la marche, du lait concentré, du pain, des paysages de ouf mais surtout, notre objectif pour la soirée : les sources d’eau chaude de Bibi Fatima !

Un lieu réputé parmi les tadjiks et les russes pour ses bains d’eau chaude naturelle aux multiples bienfaits. Et autant dire qu’avec plusieurs jours de marche dans les pattes, un bain nous ferait le plus grand bien !

Corridor du Wakhan

Un pamiri, qui nous voit passer, nous propose, plutôt que de suivre la route carrossable qui monte doucement dans la montagne quelques kilomètres plus loin, d’emprunter un raccourci connu par les gens du coin. On pourrait résumer ce raccourci par « La source est en haut de la montagne, autant monter tout droit, t’iras plus vite ».

On aurait dû traduire : « La source est en haut de la montagne, autant monter tout droit, t’iras plus vite POUR UN GARS DU COIN HABITUE A GRIMPER A 3000m d’altitude » Ce qui n’est pas tout à fait notre cas…

On l’écoute, on galère, on met plus d’une heure en trébuchant à chaque pas et en cherchant notre chemin tous les 5 mètres. :) Et là, surprise ! En haut, on arrive directement dans le fort de Yamchun.

C’est un fort qui permettait de surveiller le trafic de la route de la soie et servait d’étape aux caravaniers. Il est en plutôt bonne état pour un tas de cailloux laissé à l’abandon. Les murs atteignaient 17m de hauteur et il est encore possible demonter dans certaines tours ! Pour ceux qui ont a une âme d’enfant dans un corps de grand, c’est canon !

Corridor du Wakhan
Un bout du fort

En voyant le panorama, on comprend pourquoi ils se sont installés là et on oublie vite la galère de la montée. Le point de vue est ouf-imprenable sur la vallée et devait permettre de bien voir venir les caravanes :)

Malheureusement, il commençait à être tard et avec 20km de marche plus la monté avec les sacs… on était trop fatigués pour prendre des photos. Mais bon sang c’était joli !

Corridor du Wakhan
Au début de la montée, quand on avait encore l’énergie de sortir l’appareil photo

Quelques minutes de marche après le fort et on débarque ou ? Chez BIBI !

Et devinez quoi ?! Chez Bibi c’est la folie ! on se trouve une petite auberge avec électricité et un repas CHAUD !! LA FOLIE on vous dit ! On en oublie même toutes les petites bêtes qui courent dans la chambre. Ce soir on laisse le reste de snicker dans le sac et on se prend pour les rois du monde devant notre soupe de patate !


Bibi Fatima et la fin de la vallée Wakhan

Le lendemain c’est repos chez Bibi et trempette dans les bains d’eau chaude naturelle.

L’eau chaude sort à même la roche, ils ont juste eu à construire un bassin pour la retenir. Enfin deux bassins plutôt. Ici on se baigne dans son plus simple appareil et la convenance veut que les hommes et les femmes soient séparés.

Les bassins sont magnifiques, l’eau apparaît fumante au milieu de la roche puis coule le long d’une mousse épaisse pour finir dans un bassin presque bouillant. Il est conseillé de boire l’eau directement à la sortie de la roche. C’est bon pour le corps et l’estomac. Et de toute façon après 30min dans le bain, la soif se fait vite ressentir.

On ressort du bain complètement vidés et propres !! Merci Bibi Fatima !

Une nouvelle nuit et une soupe de patate plus tard, on reprend la route en direction de la légendaire ville d’Ishkashim puis de la ville de Khorog.

Corridor du Wakhan
Sur la route d’Ishkashim

Rien de bien folichon pour la suite. Ishkashim est une petite ville réputée pour son marché situé sur une île poste frontière au milieu de la rivière qui sépare l’Afghanistan et le Tadjikistan.

Une fois par semaine, les afghans et tadjiks viennent y faire du troc et tenter de refourguer leur tapis aux touristes de passage. On n’en saura pas plus car le marché de la semaine est annulé à cause des glissements de terrain… Si vous voulez un petit aperçu, il vous faudra donc aller jeter un œil sur les superbes photos de Laurent ;)

Faute de marché on se console en allant au restaurant où on découvre le concept du menu gastronomique de trois pages dans une région où il n’y a pas grand chose à manger. C’est simple, tu passes 10min à déchiffrer le menu en cyrillique, 10min à saliver devant tant de choix quand une dame fini par arriver pour prendre la commande et te dit avec le sourire que tout ce qu’on a choisi n’existe pas et qu’ils n’ont que du chorpo (la fameuse soupe de patate) en réserve.

On vous rappelle qu’à ce moment-là de l’histoire voir un restaurant est en soi un miracle, donc on se contente très bien d’un plat chaud à base de patate !

Corridor du Wakhan
Ici pas de soucis pour se ravitailler en eau !

On trouvera le lendemain un autre restaurant qui, sur le même principe, a un menu de fou et n’a par contre plus que du poulet et des frites en réserve ! Que de bonheur ! :D

On rejoint ensuite la douce ville de Khorog. C’est la première ville qu’on voit au Tadjikistan, imaginez l’excitation ! Il y a un vrai marché, une banque, internet (certains jours) et même un festival de musique, qui sera malheureusement lui aussi annulé en raison des glissements de terrain qui ne s’arrêtent pas.

On profite de l’accès internet pour donner enfin des nouvelles à nos familles qui étaient légèrement inquiètes… Déjà qu’elles ne savaient pas trop ou on était… Kirghizstan ? Tadjikistan ? Céquoidéjàstan?

En voyant qu’ils n’avaient pas de nouvelles depuis un peu plus de deux semaines, nos parents sont allés voir le site « diplomatie.gouv pour les conseils aux voyageurs » et, à cette période, toujours à cause des fameux glissements de terrain, la France appelait à ne surtout pas se rendre dans la région du Pamir et plus particulièrement dans les villes de Murghab et Khorog, les deux destinations qu’on leur avait donné…

Merci les parents pour votre self contrôle !

 

Avec l’accès internet on découvre l’ampleur de ces glissements de terrain. Il y en a en moyenne deux par jour sur la route que l’on s’apprête à prendre, qui est officiellement fermée depuis qu’un pont a été emporté.

Autant à Murghab on avait la possibilité de prendre un autre itinéraire, autant là on est coincé. Mais rien de grave nous concernant, contrairement aux copains que l’on recroise à l’auberge, on n’a pas d’avion de retour qui nous attend, du coup pas de stress.

Eux n’ont pas d’autres choix. Pour rejoindre la capitale depuis Khorog, puisque la route est coupée, ils vont devoir prendre l’avion !

Il parait que Khorog Dushambe en avion est un truc à faire au moins une fois dans sa vie. De toute façon, pas sur que tu auras la chance de le faire deux fois ! L’avion n’est pas dépressurisé. Du coup il ne peut pas monter en altitude. Du coup il slalome entre les montagnes. Du coup le trajet est sympa ! Et sensationnel il paraît !

C’était, à l’époque de l’URSS, le seul trajet en avion ou les pilotes bénéficiaient d’une prime de risque… C’est dire !

 

Attention ! Fin d’article Cliffhanger !

Va-t-on finir écrasé contre une montagne ? Va-t-on être emporté par un glissement de terrain ?? Va-t-on être attaqué par des chameaux talibans ??? Va-t-on être coincé sur la route pendant un jour par le président de la dictature du royaume du Tadjikistan ???? Va-t-on trouver de quoi sustenter nos estomacs ???

Tant de questions qui trouveront réponse dans le prochain article !

DSC03150


 

En pratique :

Le Taxi :

Pour faire Murghab -> Langar compter environ 150 somonis par personnes. On a trouvé une voiture pour 600 somonis pour 6 places mais par la suite on a trouvé que deux autres voyageurs pour faire le trajet avec nous.

Dans la Wakhan Vallée, les tarifs ne sont pas très cher. Vous voyez une voiture, arrêtez là et si le prix ne semble pas trop déconnant vous pouvez accepter. Enfin chacun fera comme bon lui semble mais beaucoup négocier dans une région qui a autant de mal à s’en sortir nous semblait déplacer. De Yamchun à Ishkashim on a payé 20 somonis, pour donner une idée.

Dormir à Murghab :

Guest house Tulfabek ! On vous en dit plus dans les infos pratiques ici

Dormir à Ishkashim :

Hanis Guest house ! Peut-être la seule auberge de la ville? Vali le proprio est plutôt sympa ! Passionné d’échec il saura vous mettre la pâté en moins de 10min. En même temps c’est un sport national par ici… 3$ pour planter la tente dans le jardin et utiliser les douches.

Dormir à Khorog :

Pamir Lodge. C’est peut être l’une des auberges les moins chères de la ville mais franchement c’est un peu l’arnaque à touriste par ici. 6$ par personne pour planter la tente sur un terrain en pente… Avec soit disant internet, mais on n’a jamais réussi à se connecter… Après c’est propre et l’ambiance voyageurs du monde entier y est assez sympa quand même !

Petites astuces à Khorog :

- Pour trouver internet faut aller dans le parc. Il y a une sorte de point infotouriste ou il est possible de leur demander le code. Bien pratique !

- Pour manger un des meilleurs Kurutob du monde, un fameux plat tadjik, il faudra être chanceux !! On ne connait pas l’adresse mais on donne volontiers les indications pour y aller. Depuis Pamir Lodge descendre dans la rue principale et prendre à droite. Sur la gauche de cette rue, pas très loin après avoir tourné, il y a une porte, sans aucune indication, verte me semble-t-il, qu’il faut pousser pour trouver un restaurant bien authentique derrière. Assez difficile de savoir de l’extérieur que c’est un restaurant. Ils ne proposent que des kurutov mais c’est une vraie tuerie ! Bonne chance :) !

- Attention !!! Le dimanche le bazar est fermé et il est assez difficile de trouver à manger dans la ville… Pain au sniker te revoilà !! :)

Avion pour Douchanbé :

Il suffirait de se rendre à l’aéroport tôt un matin et y demander une place. Avec un peu de chance vous aurez l’avion directement (une vingtaine de places par avion). Sinon il faudra attendre un ou deux jours. Un aller coûte 640 somonis. Le voyage est censé être incroyable !!



7 commentaires »

  1. Vincent dit :

    Magnifique article, ça fait rêver ! Merci de partager vos supers récits avec nous. Salutations de la Suisse sous la neige :)

  2. Marie-Claude à Bxl dit :

    Encore un beau récit généreusement illustré. Merci. Nous voilà repartis avec vous!
    Mais le suspens est atroce… Vite, la suite!
    Bises belges.

  3. Maréva dit :

    Ca rappelle bien des coins de l’Himalaya si proche. Merci en tout cas de vos récits. J’ai découvert votre blog par « onechaï » et j’ai grand plaisir à lire vos aventures. J’attendrai donc patiemment la suite !!

  4. Félicitations pour votre article, c’est super de continuer à raconter votre voyage, et l’anecdote des montagnes de pain est super sympa! On vous embrasse et on se retrouve certainement à votre prochain post

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

On est à Lyon :) !! Depuis le 16/12/2015 !! On est à la bourre sur nos articles mais pour sûr, ils finiront par se montrer !!!

N'hésitez pas à cliquer sur la carte ci-dessous pour avoir un meilleur aperçu de notre parcours!