Carottes et Kalachnikov

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mars 20, 2017 par leussestucru

Pamir Highway

 

On vous avait quitté tout au sud du Tadjikistan, dans la petite ville de Khorog, où l’on apprenait que l’on allait devoir patienter un peu, l’unique route permettant d’accéder à la capitale étant coupée par les glissements de terrain.

On passe donc quelques jours à traîner dans la ville en quête d’informations sur l’état de la route.

Quand on apprend que le dernier glissement de terrain a carrément emporté un pont en chemin, on hésite un temps à prendre le fameux avion qui slalome entre les montagnes dont on vous parlait dans le dernier article… mais on se dit qu’au fond, on a le temps !

Et puis bon, on rentre en stop non ? (Ok c’est vrai, on a déjà pris deux taxis depuis qu’on est entré dans le pays… Mais vous l’avez compris, le stop sans voiture c’est quand même vachement moins efficace !)

Tadjikistan Kurutob

Au détour d’une rue on tombe sur une spécialité locale dont on tombera directement amoureux : le kurutob ! Un delice !

On apprend un soir que des voitures commencent doucement à tenter la route pour la capitale : c’est le moment ou jamais pour se lancer dans l’aventure et tenter de parcourir les 600km qui nous séparent de Douchanbé.

Le lendemain matin on est donc chaud motivés sur la route, sans trop d’espoir non plus sur la suite des événements… On est même pas surs qu’il y ait une route je vous rappelle !

Tadjikistan, Pamir Highway

La route sur laquelle on se lance !

Mais les voitures, elles, sont bien là et c’est l’essentiel ! Et décidément, l’auto-stop marche de partout, même au fin fond du Tadjikistan !

On se fait prendre par deux petites voitures qui nous avancent sur quelques kilomètres puis par un mythique Kamaz encore bien dans son jus ! Joie !

Un Kamaz c’est quoi ? C’est une marque de camion de l’ère soviétique, c’est un peu la Lada des camions ! Autant vous dire que ça ne roule pas bien vite mais que ça envoi niveau style !

Tadjikistan, Pamir Highway, Kamaz

La belle et la bête... allez savoir qui est qui !

Petit problème quand même, à la suite d’une petite pause plov (plat de riz à la viande et au gras) le camion ne veut plus rien entendre et refuse de redémarrer…

4h plus tard, après avoir aidé le mec à démonter puis remonter des morceaux du camion, on repart sans savoir trop pourquoi il remarche…

Tadjikistan, Pamir Highway, Kamaz

L'endroit est carrément sympa pour prendre une pause forcée !

La route est toujours aussi belle (enfin si comme nous vous avez une passion pour les cailloux et les paysages désertiques… amateurs de plages tropicales passez votre chemin !)

On croise de temps à autre les vestiges des glissements de terrain de la veille ou du matin. Pas encore trop de gros dégâts mais on est quand même pas toujours hyper sereins sur la route… Mais en Kamaz ça passe !

Tadjikistan, Pamir Highway

Un petit glissement de terrain côté Afghan

La nuit tombe et notre chauffeur n’a pas l’intention de dormir pour tenter de rattraper le retard dû à la panne de l’après-midi. Comme on n’a pas tellement envie d’arriver de nuit dans une ville et que ça nous embête de parcourir cette belle route sans en apprécier le paysage, on demande au chauffeur de nous arrêter au milieu de nulle part pour pouvoir planter notre tente.

On n’a rien à manger ? Ce n’est pas grave, on a pris le pli avec le temps !

On commence donc à chercher un endroit plat quand un inconnu passe en voiture, s’arrête et nous interpelle. On pense qu’il nous propose de nous déposer plus loin du coup on refuse gentiment mais il continu de parler sans trop qu’on comprenne ce qu’il nous raconte jusqu’à ce qu’on finisse par saisir un mot qui revient un peu trop dans son discours :

Gentil monsieur : « mina, mina, mina !! »

Nous : « Mina ?! Mina boum?? Boum boum ?!!! »

Gentil monsieur : « da da !! »

Nous : « ah… ok on monte avec vous dans ce cas ! »

C’est qu’il a tout de même un bon argumentaire ce monsieur !! On fuit ce potentiel champ de mine dans sa belle Lada et il nous dépose quelques kilomètres plus loin dans un champ qui lui est « niet mina ». Allez savoir comment il le sait…

Tadjikistan, Pamir Highway

Le camping "Niet Mina" avec vue imprenable sur l'Afghanistan

M’enfin, on lui fait confiance, on se remet à chercher un endroit plat, un peu tendus au moment de planter les sardines, avant de s’endormir à deux pas de l’Afghanistan, sous un magnifique ciel étoilé.


Sacré Emomalii !

On commence la journée par… pas de petit déjeuné et pas de voitures… Ce n’est pas bon signe pour la suite ça !

Mais quelques kilomètres de marche plus loin trois camions chinois nous tombent dessus ! D’où viennent t’ils, que font t’ils, qui sont t’ils ? Pas le moment de se poser de questions, ils nous prennent en stop et c’est bien tout ce qui compte pour le moment!

Pour seulement quelques kilomètres… On s’arrête un peu plus loin en pensant qu’ils veulent se dégourdir les jambes. Mais la pause s’éternise… 4 heures plus tard on est toujours à l’arrêt et aucune voiture ne nous a dépassés. Grace à nos fins talents de détectives on comprend que la route est à nouveau fermée !

Glissement de terrain ?? Non non ! Nos chauffeurs sont surs d’eux en l’affirmant, mais on ne comprend pas trop ce qui pourrait bloquer la route à nouveau. Comme on n’est plus qu’à seulement 4 kilomètres de Kalaikhum, la prochaine ville, on décide de se mettre en marche et de ne pas attendre que nos camions repartent pour la rejoindre.

Plus on s’approche de la ville, plus on commence à croiser de groupes de tadjiks qui se rendent dans le centre-ville à pieds. Beaucoup sont sur leur 31, habits traditionnels colorés et coiffures impeccables et on commence à croire que toute la ville s’est donné rendez-vous pour un gros mariage, version on bloque la seule route du pays pour faire la fête.

On arrive finalement sur un barrage militaire où deux ados déguisés en soldats empêchent les voitures de s’aventurer plus loin. On comprend mieux pourquoi on a croisé si peu de véhicules aujourd’hui ! Ces soldats nous dévisagent un moment mais puisqu’on est à pieds ils nous laissent passer.

Là les tadjiks tout beaux sont de plus en plus nombreux, tout comme les militaires. L’un d’entre eux est d’ailleurs caché dans un buisson avec un talkie-walkie ! Un peu louche ce mariage non ?

On arrive malgré tout dans le centre-ville où une foule colorée se presse. La curiosité et l’excitation de voir autant de gens alors qu’on a l’impression d’être au fin fond du monde depuis des semaines l’emporte sur notre recherche de nourriture et on se joint joyeusement à la foule quand des militaires nous prennent à parti.

Il se trouve que le président tadjik, monsieur Emomalii Rahmon (à prononcer comme si tu essayais de commander un jambon à Barcelone), est en visite dans la région et devrait se montrer d’ici quelques minutes. De ce fait la (seule et unique) route (des pamirs), la ville et tout semblant de commerces sont fermés et aucun touriste n’a le droit d’aller plus loin pour tenter d’apercevoir Emomalii.

Beaucoup trop déçus de se voir refoulés si près, on se lance dans un grand discours en russe comme quoi on est venus à pieds depuis treees loin (au moins la France) exprès, qu’on a treees faim et que quand même c’est pas cool de nous laisser ici alors que si ça se trouve on pourrait trouver un vendeur de biscuits un peu plus loin.

Les militaires se marrent, bon point pour nous, et après 3/4 échanges entre eux décident de nous laisser passer, à condition qu’on se tienne tranquille. Hourra ! Quitte à etre coincé dans un village à cause du président, autant aller lui dire bonjour !

Tadjikistan, Pamir Highway

On est un tantinet surveillés...

Rapidement, une fillette nous aborde et se met en tête de nous présenter à tous les gens qu’elle connait. Du haut de ses 12 ans elle nous impressionne par son aplomb et sa facilité à se faire comprendre en anglais dans un pays où tout le monde parle tadjik ou russe. Entre deux présentations de copines à elle, elle nous lance sur un ton enthousiaste et convaincu, presque ému : « Our president is beautiful ! ». Eh ben… on peut dire que la propagande fonctionne !

Tadjikistan, Pamir Highway

Beautiful isn't it?

En même temps la ville est couverte d’énormes affiches du président… Pour l’occasion un square a même été converti en une grande exposition photo « Moi, Emomalii, entouré de tout un tas de personnalités »

Tadjikistan, Pamir Highway

Emomalii et ses copains !

Soudain les trompettes sonnent, la fanfare se met en route accompagnée de quelques fausses notes et pouf, le président apparaît sous les applaudissements de la foule ! Une photo officielle et quelques poignées de mains plus tard, il remonte déjà dans la voiture qui le conduira à son hélicoptère. On comprend mieux pourquoi il ne s’embête pas à investir dans les infrastructures routières !

La foule se disperse doucement, chacun rentre chez soi et les militaires ouvrent à nouveau la route à la circulation. Mais pas le courage de se remettre au stop, la journée est déjà bien avancée et on préfère profiter de la lumière pour se trouver un repas et un endroit pour dormir.

Manque de bol, pour cause de visite présidentielle tous les restos sont fermés et les quelques hôtels pleins à craquer.

On marche dans l’idée d’aller planter la tente à la sortie de la ville quand on passe devant le dernier bâtiment qu’on s’attendait à voir dans le coin : un stade de foot ! Et pas un reste de l’URSS qui tient à peine debout, un vrai beau petit stade tout neuf !

Quand tu cherches un endroit tranquille, plat et confortable pour planter une tente, un terrain de foot c’est quand même beaucoup trop tentant ! Du coup on se rapproche un peu et on découvre de belles infrastructures sportives installées sous les gradins. On a la chance de croiser à ce moment-là l’entraineur de boxe/foot/lutte qui parle un peu anglais et nous propose d’assister à son cours de boxe. Sacré journée… une heure après avoir fait coucou au président tadjik voilà qu’on se retrouve au bord d’un ring à encourager des boxeurs en herbe. Si ça c’est pas l’aventure :D

Tadjikistan, Pamir Highway

Un des jeunes du cours parle couramment anglais et nous raconte que son rêve est de venir vivre en France car c’est le pays de l’amour et qu’il voudrait bien tomber amoureux ! :)

On demande à l’entraîneur s’il voit un problème à ce qu’on passe la nuit dans le stade, il accepte sans hésiter et nous explique qu’il dort ici lui aussi, et qu’il a une idée bien plus sympa que de planter la tente sur le terrain : la planter dans la « loge présidentielle » ! Ils ont vraiment vu les choses en grand dans ce stade !

Tadjikistan, Pamir Highway

La loge Présidentielle! Il est fou ce stade non?

Carotte et kalachnikov

Démarrage assez rapide ce matin, la première voiture que l’on croise nous propose de monter et nous sort de la ville mais nous dépose une dizaine de kilomètres au milieu de rien sur une route déserte.

Tadjikistan, Pamir Highway

Derrière nous

Tadjikistan, Pamir Highway

Devant nous !

Pas grave, la route est tellement belle que l’on est content de se remettre à marcher dessus. Enfin au début, après un peu plus d’une heure de marche sans entendre un seul bruit de moteur on commence à se demander si la route n’est pas bloquée à nouveau. Et là pour le coup la prochaine ville est bien bien loin…

Puis apparaît comme par magie un beau Kamaz bien pourri rutilant de jeunesse. Il s’arrête et on nous fait signe de monter. Là on hésite 20 secondes. On devrait sauter de joie me direz-vous mais c’est que… il s’agit d’un convoi militaire !

Il n’y aura sans doute pas d’autres voitures avant plusieurs heures…allez c’est parti, on saute dans le Kamaz !

Les deux gars les moins gradés assis sur la banquette en bois derrière se font se font virer et partent à l’arrière du camion avec tous les autres militaires. Désolé messieurs ! C’est qu’on n’a pas vraiment envie de s’embrouiller avec un militaire tadjik nous…

Moi je suis à côté d’un militaire qui coince nos sacs avec ses genoux alors que Tiziana, elle, se retrouve coincée contre la porte et surtout contre une mitraillette. Pas franchement de quoi se mettre à l’aise… surtout quand ton genoux tape dedans à chaque bosse et que la piste que l’on emprunte est loin de ressembler à une autoroute !

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Kalachnikov party !!

A l’arrière par contre l’ambiance est plus détendue ! Ils doivent être une bonne trentaine, mal assis ou carrément allongés par terre, à rire, discuter et tenter de jouer aux cartes entre les bonds du camion.

En tout cas on continue notre route ! Et quelle route ! Par endroit inexistante, elle est tour à tour recouverte par les coulées de boue puis remplacée par plusieurs centimètres d’eau lorsque que la piste se rapproche un peu trop de la rivière…

Tadjikistan, Pamir Highway

Faudrait pas que l'eau monte beaucoup plus...

On imagine facilement les problèmes de transport qu’ils peuvent avoir dans la région et on est bien content de se trouver dans ce camion et non dans une petite Lada !

On se détend un peu quand on quitte la frontière afghane pour de bon. Même si on a adoré la longer pendant ces longues journées, la frôler dans un camion militaire nous fait un peu flipper. Et puis savoir qu’on en a fini avec les coulées de boue n’est pas une sensation désagréable !

En quittant la frontière, c’est aussi les hautes montagnes du Pamir que l’on quitte ! Cela doit faire plus d’un mois que l’on n’a pas vu de plaines ! Et qu’on n’était pas descendu en dessous de 2000 mètres d’altitude. C’est étrange comme sensation, comme un petit coup de blues… même si la région nous a parfois donné du fil à retordre, on sent qu’elle va nous manquer.

Tadjikistan, Pamir Highway

Les plaines du Tadjikistan

Les militaires nous posent dans un village perdu où on enchaîne direct sur une nouvelle voiture qui nous dépose à…

Kulob et ses coupeurs de carottes !! On n’y restera pas longtemps, on préfère dormir un peu plus loin dans la campagne, mais le bazar de Kulob nous a bien surpris !!

Ca faisait tellement longtemps que l’on n’avait pas vu autant de légumes ! Et qu’on n’avait pas pris de vrai repas ! On se pose sur un étal pour déjeuner et on a bien du mal à quitter des yeux les éplucheurs de carottes ! Sacré boulot !

Tadjikistan, Pamir Highway

Les coupeurs fous de carottes

Personne ne semble avoir vu un étranger depuis un bon moment, tout le monde nous dévisage, mais avec un grand sourire ! Un mec me choppe par le bras pour m’amener devant une carte du monde et nous demande d’où on vient. L’ambiance est agréable, on fait le plein de diverses spécialités du coin, comme les toutes petites boules de fromages ultra salées ou encore de petits gâteaux tadjiks au miel, au top quoi :)

Reprise du stop avant la fin de l’après-midi pour s’arrêter une vingtaine de kilomètres plus loin et poser la tente sur la rive d’une rivière pour la nuit.

Le lendemain on repart pour la capitale, Douchanbé. Le stop est de plus en plus facile, on arrive en milieu de journée chez Martin, notre couchsurfeur.

4 jours pour faire 600 km, c’est pas si mal !

Douchanbé ne nous laisse pas un souvenir de folie. La capitale nous confirme surtout que notre copain Emomalii est un dictateur président qui préfère avoir un énorme palais et le plus grand drapeau du monde plutôt que de régler les problèmes de malnutrition de son pays.

Douchanbé, Tadjikistan

Il paraît petit comme ça mais en vrai il est très très très gros !

Les montagnes du nord nous attirent bien plus que cette ville et si on est de passage dans la capitale, c’est surtout pour demander les visas turkmène et iranien.

Mais petit imprévu, on se pointe devant l’ambassade iranienne le jeudi à 13h où l’on apprend qu’elle a fermé à 12h pour le weekend… Et comme on ne peut pas demander le turkmene avant d’avoir l’iranien…Y’a plus qu’a attendre lundi matin !

On en profite donc pour admirer le drapeau géant, partir à la recherche d’un kurutov aussi bon que celui de Khorog, faire des recherches sur notre itinéraire pour la suite du voyage… bref un peu de repos qui fait bien plaisir après les dernières semaines qu’on a eu.

Enfin repos, ces 4 jours dans la capitale seront tout de même bien mouvementés. On apprend que Martin a de la visite et que l’on doit quitter son appartement pour la nuit, un autre couchsurfeur nous accepte mais nous oublie…

Douchanbé, Tadjikistan

Martin et ses drôles de Couchsurfeurs

Il est tard, il fait nuit, on est à la rue dans une capitale pas franchement accueillante. On marche à la recherche d’une éventuelle auberge quand on tombe sur un hôtel 4 étoiles qui nous propose de planter la tente dans leur jardin gratuitement ! Ils sont quand même vraiment sympas ces tadjiks !!

En arrivant lundi matin à l’ambassade d’Iran on a le droit à notre premier aperçu de l’incroyable hospitalité iranienne quand le gars qui fait la queue devant nous se retourne et nous inscrit sur un papier le nom de quelqu’un de sa famille à contacter en arrivant dans le pays. Il nous dit qu’ils pourront sans soucis nous héberger et prendre soin de nous. Alors qu’on est seulement deux étrangers qui font la queue derrière lui pour avoir le visa… Ça promet !

On rencontre également Yann, un français en balade au Tadjikistan, qui nous propose de se joindre à lui et à son amie tadjik pour le déjeuner dans une cantine du coin. On le suit avec plaisir et on passe un bon moment à manger des glaces dans un parc arboré… finalement on commencerait presque à se plaire dans cette capitale :)

Mais le temps passe et il est déjà l’heure de filer à l’ambassade turkmène. Il faut savoir que le Turkménistan est également surnommé par ici « la Corée du Nord de l’Asie centrale », et que depuis quelques semaines le pays refuse énormément de visas aux étrangers.

On croise même un couple de français mariés qui ont donné le même formulaire à l’ambassade : l’un d’eux a obtenu le visa, l’autre non. Autant vous dire qu’on stresse un peu en faisant la demande. D’autant plus que l’on fait une demande de visa récupérable à la frontière. En pratique cela veut dire que l’on n’a pas à revenir à Douchanbé dans 10 jours pour récupérer le visa, mais qu’il y a des chances pour qu’on se pointe à la frontière et qu’on se voit refuser l’entrée…

Et surtout, surtout… si notre visa turkmène est refusé, il faudra alors trouver une alternative pour rejoindre l’Iran…

Par bateau vers l’Azerbaïdjan ? La route serait longue et il y a bien peu de bateaux qui semblent faire la traversée. Par avion ? Les prix sont carrément excessifs pour le peu de distance. A pieds par l’Afghanistan ? On sait que cette option n’est pas complètement irréaliste mais tout de même, on n’ose pas imaginer la tête de nos familles si on devait leur annoncer ce détour…

Village Afghan, Pamir Highway

Un village afghan sur la Pamir Highway. Ça donne franchement envie d'aller y faire un tour !

Allez, on va croiser les doigts très forts est espérer qu’on nous accordera les 5 jours et 4 nuits de visas pour le Turkménistan !

En attendant que connaitre le sort que nous réservent les autorités turkmènes, on part se balader dans les magnifiques, glacials et sauvages monts Fan, au nord du pays ! Amateurs de lacs turquoise dans un paysage désertique à vous couper le souffle, vous allez adorer le prochain article !


6 commentaires »

  1. Le Boune dit :

    Encore un super article ou on a eu un peu l’impression de parcourir la route (cette fois ci en kamaz..) avec vous !! On ressent même le stress du planter de sardine – partie de démineur. Quelque part ça rappelle le Mekong. On attends le prochain article dans quelques mois :)

  2. Mael dit :

    Excellent article ! Je rejoins le commentaire précédent, on sent toute la tension, l’excitation, le soulagement, la joie que vous ressentez dans cette formidable aventure. Bravo !

  3. Sam dit :

    Juste génial j’ai passé un temps fou ces derniers jours à parcourir tout les recoins de ce blog, merci pour ces bons moments !
    hâte de voir la suite de vos péripétie et en particulier votre découverte de ce magnifique pays qu’est l’Iran.

    en espérant voir la suite de votre voyage sans attendre 3 mois entre chaque nouvelle épisode sinon j’ai bien peur qu’on n’en verra jamais le bout :(

    • leussestucru dit :

      Salut Sam !
      Merci pour ton commentaire. On va essayer de mettre les bouchées doubles pour la suite mais effectivement, on est très lent ! Faut dire que le temps passe vite quand même…
      En tout cas content de voir que nos articles te plaise !

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On est à Lyon :) !! Depuis le 16/12/2015 !! On est à la bourre sur nos articles mais pour sûr, ils finiront par se montrer !!!

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