Entrée en terres mongoles

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novembre 18, 2014 par leussestucru

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Dans le dernier article on s’arrêtait à la sortie du minivan au retour de l’île d’Olkhon. On vous expliquait qu’on venait de modifier notre programme initial pour choisir de rejoindre Pékin en passant par la Mongolie. A noter que depuis cette année, il n’est plus nécessaire d’avoir un visa pour un séjour de moins de trente jours en Mongolie.

En ce qui nous concerne, nous n’avions pas prévu de traverser ce pays et comme nous avons déjà demandé nos visas chinois depuis la France nous devons impérativement entrer en chine avant le 31 octobre, ce qui ne laisse qu’une quinzaine de jours à passer en Mongolie…

On sait déjà que deux semaines seront trop courtes pour découvrir un pays comme celui-là mais cela nous donnera toujours un petit aperçu…

Enfin, pour le moment on est toujours à Irkutsk et il nous faut maintenant trouver un moyen de rejoindre Oulan-Bator, la capitale mongole.

Prendre le train directement d’Irkutsk à Oulan-Bator est la solution la plus simple mais c’est loin d’être économique: la troisième classe n’existe plus sur le tronçon qui va vers la Mongolie et il nous faudrait voyager en seconde. Ce trajet revient à environ 4500 roubles par personne, dure une trentaine d’heures dont un peu plus de cinq d’attente à la frontière, le temps de passer les douanes et d’adapter les wagons aux rails mongols, d’une largeur différente des rails russes…

Après renseignements, il s’avère qu’il existe une solution alternative, moins chère, plus rapide, moins confortable : on vote pour! Il s’agit de prendre un train en quatrième classe jusqu’à Oulan Ude, toujours en Russie, puis de monter dans le bus quotidien de 7h30 qui rejoint Oulan-Bator. Cette solution revient à 1765 roubles par personne, soit plus ou moins 35 euros et prends environ 21 heures.

Enfin bref. On en était à notre arrivée à Irkutsk !

A la sortie du minivan on profite d’un dernier repas avec les copains dans un petit resto sympathique avant de se séparer et de partir à la découverte de la ville. On en profite pour acheter nos billets de train pour Oulan Ude, se balader un peu dans Irkutsk et chercher l’adresse de nos hôtes pour la nuit.

Premier aperçu de la ville d'Irkutsk

Premier aperçu de la ville d'Irkutsk

Rejoindre leur quartier et trouver leur appartement prendra plus de temps que prévu et on ne débarquera pas chez nos couchsurfeurs avant 20 heures. On arrive donc chez Maria et Roman, deux russes de notre âge qui ont la gentillesse de nous préparer un excellent repas, des haricots et du pavé de saumon! (Et nous offrir ce que l’on attendait depuis longtemps: une vraie douche!).

Maria et Roman sont très sympathiques mais malheureusement on aura peu de temps pour discuter, ils travaillent tôt le lendemain et comme on partage la même pièce pour la nuit, tout le monde est au lit à 22h!

On aura quand même le temps de se rendre compte, encore une fois, de la chance que l’on a d’être français pour voyager… Maria et Roman ont prévu de visiter l’Autriche cet hiver et entre les difficultés liées à l’obtention du visa et leur faible pouvoir d’achat face à l’euro, voyager devient tout de suite bien plus complexe…

Enfin, après une bonne nuit de sommeil on laisse nos sacs à l’appartement et l’on part visiter la ville plus amplement. Irkutsk est la première ville de Sibérie, ce n’est pas une ville bien grande mais la municipalité a fait beaucoup d’efforts pour faciliter la vie des touristes et la visite en ressort bien plus agréable qu’à Moscou.

Une église colorée au détour d'une rue

Une église colorée au détour d'une rue

La ville se parcourt à pied et ceux qui le souhaitent peuvent suivre la promenade touristique: une ligne verte tracée au sol serpente la ville sur 5km en passant devant les principaux monuments, parcs et points de vue. On l’a plus ou moins suivie et la visite est très agréable.

Une maison dans la ville

La plupart des maisons sont en bois avec un travail magnifique sur les menuiseries et on passe notre temps à s’arrêter devant les fenêtres…

Une fenêtre dans la ville

Une fenêtre dans la ville

On fait une pause déjeuné dans une petite cantine en sous-sol qui ne paye pas de mine mais pas bien chère et pas mauvaise du tout avant de reprendre la promenade. On a de la chance, il fait très beau et le soleil nous accompagne mais on reste en Sibérie et la température a du mal à devenir positive. On reste donc quelques heures dans un café pour se réchauffer avant de retourner récupérer nos sacs. Après une dernière pause thé avec nos hôtes de la veille, on se dirige vers la gare où notre train part à 22h10.

Cette nuit on tente la quatrième classe et on appréhende un peu. Les couchettes sont les mêmes qu’en seconde classe mais Roman nous explique que l’on est parfois 3, 4 voire 5 par couchette et que globalement, la nuit devrait être longue.

En attendant le train

En attendant le train

On n’a pas de place attitrée, seulement un numéro de wagon et on débarque tout frais avec nos gros sacs dans le premier compartiment que l’on croise.

Mais notre présence et nos sacs ne plaisent pas à une vieille mongole qui veut nous virer et se met en tête de faire le tour du wagon pour nous trouver un autre compartiment. On finit par la suivre et déménager nos sacs dans un nouveau compartiment avec 3 nouveaux voisins, plus sympathiques, dont un étudiant en médecine qui parle quelques mots d’anglais et engage directement la conversation.

Une dernière personne nous rejoint, on sera donc 6 dans le compartiment, un par couchette du dessus et deux sur celles du bas, ce qui est plutôt bien au regard de ce à quoi on s’attendait… Finalement, moins d’une heure après le départ la moitié du compartiment descend et on se retrouve à 3 pour 4 couchettes, le grand luxe!

Mais pas le temps de faire la grasse mat, on sort du train à Oulan Ude à 6h40 dans la nuit noire avec moins de 50 min pour rejoindre la gare de bus, espérer que celui qui part pour la Mongolie n’est pas complet et acheter nos billets.

A cette heure-là impossible de trouver un minibus pour la gare routière et comme on a aucune idée de sa localisation et que le temps file, on se rabat sur un taxi. Arrivé au bus on a de la chance, il reste des places et hop, pour 1300 roubles chacun, adieu Russie, Bonjour Mongolie!

Le bus pour la Mongolie!

Le bus pour la Mongolie!

Le changement de pays est plus marqué que sur nos derniers passages de frontière, déjà dans le bus on sent que la population n’est plus la même, les traits se tirent et la peau se fonce. On est bien entré au cœur de l’Asie.

Dans le bus on découvre la musique mongole et avec elle, sa monotonie… Il y a certainement des nuances, mais pour une première écoute, c’est un peu comme si on passait la même chanson en boucle… Le paysage, à l’image de la musique, semble tout aussi figé, invariablement plat et désert, couleur paille. De temps à autre, une yourte ou quelques chevaux viennent peupler un peu l’ensemble.

Le trajet entre les deux villes dure un peu plus de 12heures et après s’être lassés un peu du paysage, on profite de ce temps pour apprendre quelques mots pratiques en mongole, trier nos photos et avancer sur des fiches que l’on prépare pour les écoles.

Quand on arrive dans la capitale, il fait déjà bien nuit et on est assailli par des locaux vantant les mérites de leur auberge. On choisit de suivre un couple de français sympathiques rencontré dans le bus et qui ont réservés une nuit pas loin d’ici, dans un quartier composé de yourtes.

Le quartier des yourtes, de jour!

Le quartier des yourtes, de jour!

Mais tourner de nuit dans ce genre de quartier absolument pas éclairé à la recherche d’une adresse un peu floue s’avère plus complexe que prévu et après une petite heure on laisse tomber les recherches pour rejoindre le centre.

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Un mail de Seb et Jess, le couple de nîmois rencontré sur l’ile d’Olkhon nous apprend qu’ils sont arrivés le matin même à UB guesthouse, une auberge proche du centre-ville et on décide de les rejoindre.

Avec eux et Lucille, la cinquième roue du carrosse qui doit arriver le lendemain dans la capitale, on choisit de partir pour un trip de 9 jours dans le désert de Gobi. On passe donc les jours qui suivent à préparer ce voyage et à nous reposer un peu avant le départ !

Au marché d'Oulan Bator

Au marché d'Oulan Bator

Au moment où j’écris ce message, on est déjà revenu et je peux vous dire que ce voyage dans le désert de Gobi était tout simplement magique et qu’on a hâte de vous le raconter et de vous montrer des images ! Mais on garde ça pour la prochaine fois :)

Tiziana

 


1 commentaire »

  1. edith dit :

    Comme d’habitude vous nous faites rêver!!!!

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On est à Lyon :) !! Depuis le 16/12/2015 !! On est à la bourre sur nos articles mais pour sûr, ils finiront par se montrer !!!

N'hésitez pas à cliquer sur la carte ci-dessous pour avoir un meilleur aperçu de notre parcours!