Passage express au Kazakhstan et arrivée kirghize

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novembre 6, 2015 par leussestucru

Rencontre en ex URSS

 

Aujourd’hui on avait envie de faire un article un peu différent, sur un sujet dont par pudeur on ne parle finalement que très peu d’habitude, alors qu’il est au cœur de notre voyage : les rencontres.

Pour une fois on a envie de mettre l’accent sur nos conducteurs et sur nos hôtes, ceux sans qui ce voyage n’aurait sans doute pas le même gout, ceux sans qui on serait surement rentré depuis longtemps.

Bon je vais pas vous mentir non plus, quand on voyage les rencontres ne sont pas forcément toujours agréables et la semaine dont je vais vous parler n’échappe pas à la règle, il y a certainement eu une caissière acariâtre, un alcoolique relou, un groupe d’ado qui mériterait des claques et autres classiques qui n’ont pas de frontières…

Une citation que j’aime particulièrement dit : « Dire : cette vie est un jardin de roses, c’est mentir. Dire : cette vie est un champ de ruines, c’est mentir. Dire : je sais les horreurs de cette vie et je ne me lasserai jamais d’en débusquer les merveilles, c’est faire son travail d’homme ». Christian Bobin

Je ne sais pas pour vous mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir la sensation que le monde cherche à tout prix à nous dissuader d’entrer en contact avec des inconnus. L’autre est forcément mauvais, enfin pas forcément mais bon au cas où, quand même, il faut faire attention.

Parce que l’autre est mesquin, malintentionné, pervers, psychopathe et que bon, c’est vrai qu’en y réfléchissant j’ai pas tellement envie de finir séquestré dans une cave.

Alors oui, il y a des tarés, des méchants, des grognons, des vieilles peaux. Mais pour combien de personnes géniales, intéressantes, passionnées ? A côté de combien de belles rencontres, de celles qui te laissent un sourire aux lèvres ou de celles qui vont changer ta vie, passe t’on pour se protéger des autres ?

Alors c’est vrai qu’en voyage parfois, l’espace d’un instant, on perd toute confiance en l’humanité envie de discuter avec un inconnu, mais là on se remet sur la route, on tend à nouveau le pouce et le conducteur suivant nous rappelle à quelle point ces rencontres sont vitales pour notre voyage, à quel point le monde est rempli de belles personnes, quoiqu’en disent les médias.

Je m’égare un peu hein ?

Bref, je disais donc, dans cet article on laissera de côté les mauvaises rencontres pour se focaliser sur les personnes géniales qui ont marqué cette première semaine en Asie centrale :


De l’empire du milieu aux steppes kazakhes.

Notre sortie du territoire chinois commence mal. Les douaniers refusent de nous laisser passer à pied le « no man’s land » entre la Chine et le Kazakhstan. Le seul moyen serait de monter dans un des bus présents, mais pour cela il faudrait acheter un billet pour la destination finale, Almaty, et payer 100y, soit environ 15 euros, et ça par personne !

15 euros pour 1 seul kilomètre ! Il va y avoir comme un petit problème là…

On râle un peu (ah ces français), on embête les douaniers, on tente le joli sourire colgate en penchant la tête sur le côté et ça finit par passer (hé hé ça c’est du sourire efficace :D ), on nous fait monter dans un bus gratuitement jusqu’à la frontière kazakhe.

Le bus s’arrête 5 mètres devant la barrière kazakhe, on descend mais un militaire bloque la route et son ton est plutôt clair : « siditie tam ! » asseyez-vous là ! Comme on est du genre gentil quand on voit un militaire avec un gros pistolet, on s’assied sur le coté de la barrière, sans trop savoir ce qu’on attend.

Après une vingtaine de minutes il nous fait finalement signe de nous lever mais nous explique qu’il est impossible de franchir la barrière à pied. On croit à une blague mais non, il faut nous retrouver un bus pour franchir les 5 derniers mètres… et tadaa nous voici enfin coté kazakh !

Là tout redevient simple, les douaniers sont souriants et plusieurs personnes nous approchent pour nous souhaiter la bienvenue, on aime quand ça commence comme ça :D .

Le stop est lui aussi bien simple, on attend moins de 5 minutes avant qu’un van s’arrête et propose de nous déposer à Almaty, 350 kilomètres plus loin.

Dans le van, un frère et une sœur d’environ 35 ans. Ils parlent quelques mots d’anglais et on se remet doucement au russe, en mélangeant un peu tout ça et en ajoutant un brin de langage des mains, on parvient à tenir une vraie conversation ! Après plusieurs semaines de stop en Chine c’est tellement agréable d’arriver à communiquer avec les conducteurs !

Après moins de 10 minutes de route, comme on leur explique qu’on vient tout juste de passer la frontière et qu’on ne connait encore rien au pays, nos conducteurs arrêtent la voiture et nous invitent à partager un déjeuner traditionnel kazakh pour s’initier à a culture :) Et s’initier à la culture par la nourriture, ça nous plait !

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On s’engouffre dans une yourte, de celles qu’on avait l’habitude de voir en Mongolie, où on nous sert le fameux koumis, la boisson des nomades. Si au cours de ce voyage en Asie centrale tous les voyageurs rencontrés s’accordent sur la beauté des paysages et la gentillesse des habitants, on ne peut pas en dire autant du koumis !

Il n’est pas rare d’entendre des voyageurs s’échanger des trucs et astuces pour refuser poliment le bol de boisson sans offenser son hôte. Et pour cause, le koumis c’est…heu, fort en bouche !

Il s’agit de lait de jument, traditionnellement battu dans une peau de bœuf ou de chèvre fumée, qu’on laisse ensuite fermenter jusqu’à ce que le lait deviennent fumé, mousseux, acide et alcoolisé. Rien que ça.

Et le koumis est offert à tout va au voyageur de passage en guise d’hospitalité. Rien d’étonnant donc, qu’à peine 20 minutes après notre entrée en Asie centrale, on se retrouve sous une yourte, un bol de koumis bien tiède et fumé dans la main. :D

Le repas est bien agréable, on trébuche encore un peu sur notre russe mais les bases reviennent doucement et nos conducteurs se montrent bien patients. On découvre qu’ils sont tous les deux fans de chansons européennes et lorsque l’on reprend la route la voiture se transforme rapidement en karaoké !

Con te partiro, la felicità, Joe Dassin évidemment, et même Stromae, ils connaissent tout par cœur et s’en donnent à cœur joie !

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Nos premiers conducteurs kazhaks!

Nos conducteurs sont adorables et veulent à tout prix nous faire gouter les spécialités du pays, du coup le trajet vire assez vite au n’importe quoi : après le repas sous la yourte composé d’un énorme plat de pâtes et de koumis, ils arrêteront la voiture toutes les demi-heures pour acheter de nouvelles choses à manger : glaces, boissons, gâteaux, hot dog… impossible de refuser.

C’est l’estomac bien plein et la tête pleine de chansons qu’on arrive dans le centre d’Almaty. En descendant de la voiture, on découvre qu’ils nous ont déposés devant l’institut de la Sorbonne, où l’on est accueilli par un portrait géant de monsieur Hollande et une belle rangée de drapeaux français !

Avant de nous quitter nos deux conducteurs téléphonent à la personne chez qui on doit dormir ce soir et se chargent de lui expliquer en russe où on se trouve dans la ville pour qu’elle vienne nous chercher… on se laisse complètement porter et j’avoue que pour une fois, ça fait du bien !

On est bien triste au moment de les voir s’éloigner, leur bonne humeur aura rendu cette arrivée en terres kazakhes exceptionnelle !


La famille de Tamilya

A peine le temps de jeter un coup d’œil aux environs que Tamilya arrive déjà.

Tamilya est un bout de femme de 25 ans incroyable qui nous reçoit dans un français impeccable. Plus jeune elle s’occupait d’un studio d’art qu’elle a fermé il y a peu pour s’occuper de sa petite fille d’un an.

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Tamylia et sa famille

Elle a depuis fondé un centre d’apprentissage pour les mères, un lieu où les femmes peuvent venir avec leur bébé pour prendre des cours dans différents domaines tels que l’art, les langues ou encore le sport.

Tamilya nous explique que l’éducation des femmes est un domaine qui lui tient particulièrement à cœur et qu’après la naissance de leur premier enfant beaucoup renoncent à leurs études devant la difficulté à trouver une méthode de garde.

On poursuit la conversation au restaurant où son mari nous attend déjà. On n’ose pas tellement leur dire qu’on a passé la journée à manger et on commence un peu à s’inquiéter quand son mari commande la moitié de la carte ! Décidemment, ce n’est pas au Kazakhstan que l’on mourra de faim…

Les restaurant est assez fou, c’est surement le plus beau dans lequel on a mangé et chaque plat est excellent ! On en profite pour découvrir les spécialités locales mais surtout pour poser nos questions sur la culture kazakhe.

Le Kazakhstan est un pays tout neuf, bien plus jeune que la plupart de ses habitants. C’est une nation un brin schizophrène qui semble osciller en permanence entre des traditions nomades millénaires et une histoire récente bien soviétique.

La langue est d’ailleurs un bon exemple et au cours du diner Tamilya nous explique : « Je suis kazakhe, mais je ne parle pas un mot de kazakh, je parle d’ailleurs bien mieux le français que la langue de mon pays ! C’est fréquent ici à Almaty que des kazakhs ne parlent que le russe, alors que dans certaines campagnes c’est parfois l’inverse, les jeunes ne parlent que le kazakh et pas un mot de russe… Mon mari est russe, enfin il est kazakh car il est né ici au Kazakhstan, mais il reste russe et lui, il parle un peu kazakh. » Vous avez suivi ? :D


Pamila et Dalida

Le lendemain matin Tamilya nous annonce qu’une de ses élèves s’est proposée pour nous faire visiter la ville. Bien entendu on accepte et on fait la connaissance de Pamila, son fils Gani et sa meilleure amie Dalida.

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Dalida, Pamila et Gani!

Les deux femmes nous expliquent que la beauté d’Almaty ne se trouve pas dans la ville mais dans ses montagnes, ce qui suffit à nous convaincre de monter dans leur voiture !

On rejoint le barrage de Medeu, d’où l’on a une vue sympathique sur la patinoire du même nom et pas n’importe quelle patinoire, la plus haute du monde s’il vous plait !

Bon, vue d’ici le lieu n’a rien d’extraordinaire non plus, mais il parait que c’est bien sympa quand il fait beau. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, les nuages bloquent complètement la vue et la pluie ne cesse d’augmenter.

Derrière nous un téléphérique permet de monter toujours plus haut dans les montagnes qui ont l’air magnifiques mais on oublie l’idée quand la pluie devient trop forte et on redescend en ville.

Comme le temps n’est pas franchement à la balade, on se rabat sur le musée d’histoire naturelle. Ce n’est certainement pas le musée le plus intéressant du voyage et si vous passez sur Almaty vous pouvez le zapper sans regrets mais Pamila et Dalida ont su rendre la visite passionnante grâce à leurs explications. Merci les filles !

Sortis du musée, elles proposent de nous emmener à la « maison française » pour qu’on se sente comme chez nous ! C’est rigolo comme en voyage les gens pensent toujours te faire plaisir en te montrant des choses de ton pays (c’est d’ailleurs comme ça qu’on se retrouve à écouter blackM dans une voiture sur deux :(), et là pour le coup, c’est le grand jeu !

Une mini tour Eiffel de 6 mètres de haut, une affiche géante de « Djo Dassin », du Chanel, tout y est, même si bon, on reste dans un supermarché… l’endroit a tout de même l’intérêt de présenter au sous-sol une très belle exposition de bijoux traditionnels kazakhes.

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Djo Dassen!

Comme la pluie ne semble pas vouloir cesser on termine la journée à discuter bien abrités dans un café de la ville avant de rentrer pour la nuit chez Tamilya.

 

Ana et Alina

Le démarrage de la journée du lendemain est un peu bizarre. Tamilya nous propose de rencontrer une de ses amies instits pour discuter avec elle de l’éducation kazakhe. Le programme nous tente et on part en bus de l’autre côté de la ville mais en arrivant sur place on s’aperçoit qu’il y a eu comme une incompréhension…

on débarque dans un appartement où une dizaine de mères de famille sont regroupées autour d’un poste de télévision. Il s’agissait en fait d’une conférence Skype sur Montessori, une méthode d’éducation alternative populaire en Europe. Le problème c’est que toute la discussion est en russe et que bon, vous vous doutez bien qu’on n’a pas compris grand-chose.

On se serait bien éclipsé mais on doit retrouver Tamilya ici pour déjeuner… comment vous dire… les trois heures qui ont suivi sont passées très très très doucement…

Du coup quand Alina frappe à la porte pour venir nous sortir de là on a presque envie de la prendre dans nos bras ! Alina est elle aussi une élève de Tamilya et c’est avec elle que l’on passera le reste de la journée mais elle a un peu plus de mal en anglais que les deux filles de la veille et a donc proposé à Ana, sa nièce de 20 ans qui revient d’un an en Californie, de nous accompagner.

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Ana et Alina

Après un sympathique repas de plov et de lagman, les deux plats les plus servis d’Asie centrale, on monte à nouveau en voiture pour rejoindre de nouvelles montagnes, 20 kilomètres au sud de la capitale.

Le temps est plus clément aujourd’hui et la promenade avec Ana et Alina est bien agréable. Ruisseaux, cascades, herbe verte et petit sentier qui monte dans la forêt, cette fois c’est sur on a quitté le désert chinois !

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bien loin du désert chinois!

En rentrant sur Almaty, les filles nous embarquent dans une visite du centre-ville qui nous permet de nous rendre compte que ce n’est pas que le désert chinois qu’on vient de quitter, mais bien l’Asie.

Tout semble bien aseptisé ici, bien vide, bien loin de l’agitation des villes asiatiques que l’on fréquente depuis plus de 8 mois. Les rues sont larges, les façades cachées par de longues rangées de platanes, les stands de nourriture ont quittés la rue et se sont transformés en bistrots chics, en bar à la mode. Les prix se sont transformés eux aussi. On ne s’imaginait pas que le retour en Europe serait aussi brutal. Ni qu’il aurait lieu au Kazakhstan d’ailleurs…

Alina tient à nous faire découvrir la cathédrale orthodoxe où elle vient régulièrement prier. Pendant qu’Ana se moque gentiment de sa tante, on reste assez scotché devant le monument : la cathédrale Zenkov, construite en 1904 entièrement en bois et sans aucun clou, serait encore aujourd’hui le deuxième plus haut bâtiment en bois au monde.

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la cathédrale Zenkov

On termine la journée chez Tamilya et sa famille autour d’une bonne baguette oignon lardon et d’un verre de vin (j’vous disais bien qu’on était revenu en Europe !).

Le temps de remercier milles fois Tamilya et ses amis pour nous avoir si bien accueilli ces derniers jours et il est déjà temps de quitter le Kazakhstan. On savait en arrivant qu’on ne resterait que quelques jours au Kazakhstan, on a choisi de lui privilégier le Kirghizstan et le Tadjikistan (comment ça vous voyez pas la différence ?! :D) et on est seulement passé par Almaty car le duo de frontières Chine/Kazakhstan puis Kazakhstan/Kirghizstan est bien moins cher et complexe que le passage direct entre la Chine et le Kirghizstan…

 

Kirghizstan !

Ce matin comme souvent dans les capitales c’est sortir de la ville qui nous prendra le plus de temps. Mais une fois sur la route il ne faudra qu’une minute pour que la première voiture qui passe accepte de nous ouvrir ses portières.

Direction Bichkek, la capitale du Kirghizstan ! Les deux capitales ne sont séparées que par deux heures de route, que l’on passera dans la même voiture, avec deux frères bien rigolos. Ils ne parlent pas tellement anglais et pour être honnête, on n’a pas compris grand-chose, mais on s’est bien marré avec eux et bon, c’est l’essentiel non ? :D

Encore une fois, en deux heures ils s’arrêteront plusieurs fois pour nous offrir des sodas et des gâteaux, à croire qu’il est impossible de faire du stop au Kazakhstan sans finir l’estomac plein !

Grace à eux deux on passe un moment super agréable et on arrive bien vite à la frontière kirghize, la frontière la plus facile de tout l’univers des frontières !

Pas besoin de faire de queue, pas de scanner, pas de fouille, pas de documents à remplir, du grand n’importe quoi ! Juste un policier qui prend nos passeports et nous les rend une minute plus tard avec le tampon magique qui nous autorise à rester deux mois en terres kirghizes, le pied !

L’autre avantage de cette frontière, c’est qu’elle est directement située dans la banlieue de Bichkek et qu’on se retrouve en plein centre-ville en moins de 15 minutes !

Contrairement à nos premières impressions d’Almaty, on adore tout de suite Bichkek ! Le centre-ville est une espèce de parc géant très agréable avec des arbres et des bancs partout, il fait grand beau, les kirghizes mangent des glaces, l’été est là et ça fait bien plaisir !

C’est à Bichkek que va commencer le grand jeu des visas d’Asie centrale, et qui dit visas dit tout un tas de photos d’identité. On se lance donc à la recherche d’un photographe dans la capitale et celui qu’on va trouver est tellement rigolo qu’il mérite bien deux lignes dans cet article :)

Car ici les photos d’identité c’est du sérieux ! On s’en rend compte quand le monsieur juste avant nous qui vient de se faire photographier avec son t-shirt de Metallica et ses cheveux mal coiffés ressort avec 6 photos d’identité sur lesquelles il arbore un beau costume et une coupe de cheveux impeccable ! :D

On passe nous aussi sous la baguette magique de Photoshop et on ressort les cheveux coupés, la peau lissée, les boutons envolés, et tadaaa, Clem a même le droit à un petit élargissement des épaules :D

 

Kyial

On rejoint Kyial vers 18 heures, à la sortie de son travail. Notre hôte de ce soir est une kirghize de 40 ans qui vit seule dans la capitale.

A peine arrivée, Kyial nous lance dans un français parfait (décidemment, nos hôtes sont doués en langues étrangères !) : « j’ai du poulet et du lait de coco à la maison, et si on faisait un curry ce soir ? ». Le ton est lancé, le séjour chez elle sera placé sous le signe de la gourmandise !

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Kyial et sa meilleure amie

Après quelques courses on passe la soirée à discuter et mélanger milles épices dans une casserole. Le repas est excellent et Kyial adorable ! Elle a étudié le français plus jeune et malgré ce qu’elle en dit, le parle toujours aussi parfaitement. Kyial est une passionnée du voyage et des langues, en plus du français elle maitrise l’anglais, le kirghize, le russe et l’arabe !

Le lendemain soir, alors qu’on allait cuisiner un plat français, Kyial nous dit qu’elle a une meilleure proposition : sa meilleure amie souhaite passer la soirée avec nous et nous apprendre à cuisiner des mantys, les raviolis traditionnels kirghizes.

On accepte bien sur sans hésiter et on se retrouve rapidement tous en cuisine, à découper toutes sortes d’aliments en petits morceaux. Viande, oignons, tomates, poivrons, herbes, tout est finement coupé, épicé et jeté dans une casserole.

Pendant que tout cela mijote, Kyial et son amie préparent la pâte à raviolis, qui sera par la suite étalée au-delà du possible pour obtenir une pate aussi fine et fluide qu’un tissu léger… et sans trous s’il vous plait ! On reste bouche bée devant la technique de cette recette !

La suite est plus simple, on coupe la pâte en petits rectangles que l’on vient garnir, plier en forme de fleur ou de panier et cuire à la vapeur. Le résultat est excellent, tout comme le vin et le melon qui accompagnent le diner. :)

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la fabrication des mantys!

Pour sûr, on n’est pas prêt d’oublier ces deux jours chez Kyial et c’est avec un pincement au cœur qu’on se remet à tendre le pouce.

Et l’histoire recommence, nos différents conducteurs de la journée nous rendent vite le sourire ! Le premier nous invite à déjeuner, les seconds nous offrent une pause devant le splendide lac Issyk Kul et les troisièmes nous mettent de la super musique, bref, on a la pataaate !

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sur les rives du lac Issyk Kul

Alors voilà… oui, oui, oui, il y a surement tout un tas de gens malintentionnés sur terre et oui, oui, oui, il faut faire attention toussa toussa. Mais bon sang, c’est fou le nombre de personnes adorables, drôles, attentionnées, généreuses, intéressantes qu’on rencontre ! Et sans elles, c’est sûr, ce voyage n’aurait vraiment pas le même goût… Merci à elles. Milles fois.

 


5 commentaires

  1. Floopie dit :

    Très très bel article ! =)

  2. Gilles dit :

    Wahoo, une citation de Christian BOBIN sur ce blog, ou va t’on ?
    Bravo, et merci pour ce reportage très positif, et bien vrai.
    Gilles

  3. Anne dit :

    Les rencontres, c’est quand même l’intérêt majeur du voyage!!!

Désolé, il n'est plus possible de laisser des commentaires.

On est à Lyon :) !! Depuis le 16/12/2015 !! On est à la bourre sur nos articles mais pour sûr, ils finiront par se montrer !!!

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